Pourquoi doit-on valoriser les Ordures Ménagères Résiduelles ?

L’obligation de valorisation des déchets ménagers a été instaurée par la loi du 13 juillet 1992. Pour respecter cette obligation, les communes et les groupements de communes ont mis en place et développé les collectes sélectives. Après près de 20 ans d’actions et d’efforts permanents pour inciter les usagers à mieux trier leurs déchets, force est de constater que le système a atteint ses limites. Certes, on peut encore améliorer la situation, mais il reste toujours une part importante de déchets ménagers qui doivent être collectés en mélange. C’est ce qu’on appelle les OMR (Ordures Ménagères Résiduelles).
 
 
Collectes sélectives / Papiers, journaux magazines, emballages ménagers : 11 000 tonnes / an    
Ordures ménagères résiduelles / Déchets en mélange : 70 000 tonnes /an

 

Dans les Hautes-Pyrénées, les collectes sélectives représentent environ 11 000 tonnes par an et les OMR près de 70 000 tonnes, soit presque 7 fois plus ! Ces OMR sont directement éliminées en centre de stockage.

Elles contiennent pourtant des déchets qui sont potentiellement valorisables, parmi lesquels on trouve :
• 22 600 tonnes de matières organiques, dont 1 400 tonnes d’aliments non déballés qui proviennent du gaspillage alimentaire,
• 2 500 tonnes de verre,
• 5 600 tonnes d’emballages ménagers recyclables,
• 10 400 tonnes de papiers.

Le constat est donc simple à faire. Dans notre département, les quantités de déchets ménagers valorisés demeurent pour le moins limitées, alors que les quantités éliminées en centre de stockage sont très importantes. Or, au moment où a été élaboré le Plan Départemental, cette situation apparaissait nettement en décalage par rapport aux nouvelles obligations instaurées par la loi du 3 août 2009, votée suite au Grenelle de l’Environnement. L’article 46 de cette loi fixe en effet de nouveaux objectifs de valorisation des déchets ménagers (35% en 3012 et 45% en 2015). Elle exige en outre la réduction des déchets éliminés en centre de stockage.

Le choix de la commission consultative du Plan se comprend donc aisément. Après avoir éliminé l’hypothèse de l’incinération avec valorisation énergétique, elle a opté pour une filière de traitement permettant d’accroitre de façon significative la valorisation. Cette décision, qui a été ensuite approuvée par un vote du conseil général, s’inscrit donc dans une logique de mise à niveau règlementaire. Elle permet aux communes et groupements de communes de respecter leurs obligations en matière de gestion des déchets ménagers.